Les Yvelines présentent une combinaison géographique unique en Île-de-France : à l'est, une couronne résidentielle très dense avec Versailles, Sartrouville, Poissy et Saint-Germain-en-Laye ; au centre, la vallée de la Seine et la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye (3 500 ha) ; au sud, le massif de Rambouillet (22 000 ha), l'un des plus grands massifs boisés de France proche de Paris. Cette structure territoriale crée une pression permanente du frelon asiatique (Vespa velutina) : les forêts servent de réservoirs de fondatrices qui colonisent les jardins des zones pavillonnaires adjacentes dès le printemps. Dans les communes comme Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie, Rambouillet, Conflans-Sainte-Honorine, Sartrouville ou Le Vésinet, les signalements de nids actifs se multiplient entre juillet et octobre, souvent dans des conifères (pins sylvestres), des saules pleureurs, des grands chênes ou sous des avancées de toit.
Le domaine de Versailles et ses jardins (800 ha) constituent une zone de biodiversité intense qui favorise indirectement la présence du frelon asiatique en entretenant des populations d'abeilles et d'insectes proies. Les communes riveraines — Le Chesnay-Rocquencourt, Buc, Jouy-en-Josas, Viroflay — sont exposées aux colonies qui se développent en lisière du domaine. Plus à l'ouest, la forêt de Rambouillet et les étangs de la Haute Vallée de Chevreuse constituent un second foyer majeur : les communes de Rambouillet, Maurepas, Élancourt et Montigny-le-Bretonneux (Saint-Quentin-en-Yvelines) signalent régulièrement des nids dans des pins ou sous les toitures des zones pavillonnaires construites sur d'anciens terrains forestiers. La vallée de Seine, entre Conflans-Sainte-Honorine, Poissy et Carrières-sous-Poissy, offre également de nombreux supports arborés le long des berges, avec des nids parfois difficiles à atteindre depuis la rive.
Dans les Yvelines, la diversité des configurations — maisons individuelles de banlieue, résidences avec jardins enclos, grandes propriétés rurales, équipements sportifs et scolaires en zone pavillonnaire — impose une approche professionnelle adaptée à chaque situation. Les opérations en hauteur dans des pins ou des chênes de plusieurs dizaines de mètres, fréquentes à Rambouillet, Houdan ou Ablis, nécessitent un équipement spécifique et une évaluation préalable du risque. La commune de Houdan dispose d'une FDGDON locale qui suit l'évolution des populations et informe les habitants, mais la prise en charge des destructions reste individuelle. Les syndics de copropriétés résidentielles de l'agglomération versaillaise, les gestionnaires de résidences fermées et les établissements scolaires doivent anticiper les demandes d'intervention en été, période où les colonies sont au maximum de leur développement.