Les Pyrénées-Atlantiques présentent une pression très hétérogène mais bien réelle du frelon asiatique. Le département réunit des zones urbaines denses comme Pau et Bayonne, des secteurs littoraux très arborés, des vallées humides, des coteaux agricoles et un habitat parfois très dispersé. Ce mélange crée une multitude de sites favorables à la nidification, depuis les avancées de toit des maisons de ville jusqu'aux arbres de grande taille dans les quartiers résidentiels ou les jardins en pente. Les nids primaires apparaissent souvent discrètement au printemps sous abri, tandis que les nids secondaires deviennent plus visibles et plus dangereux au cours de l'été, notamment lorsqu'ils dominent une cour, une terrasse ou un chemin d'accès.
Le littoral basque concentre des situations sensibles en raison de la densité de population, du nombre de résidences et de la présence de végétation haute dans les propriétés. Bayonne, Anglet, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou Hendaye cumulent jardins clos, arbres ornementaux, haies persistantes et bâtiments à plusieurs niveaux, ce qui rend certains nids difficiles à détecter avant que l'activité des frelons ne soit déjà importante. Dans le Béarn, Pau, Lescar, Billère, Orthez ou Oloron-Sainte-Marie voient aussi des signalements réguliers autour des maisons, des vergers, des hangars et des bâtiments agricoles. Les zones de piémont ou de vallée demandent une vigilance particulière car le couvert végétal masque parfois longtemps les colonies.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, une intervention professionnelle est d'autant plus nécessaire que les configurations sont très variées : façade urbaine, toiture complexe, arbre en pente, jardin encaissé, bâtiment annexe ou local professionnel. Le bon protocole dépend toujours de la hauteur, de la proximité avec les occupants et de la facilité d'accès au nid. Les tentatives non encadrées exposent fortement aux attaques, surtout lorsque la colonie est mature. Pour les particuliers, syndics, commerces, écoles ou structures touristiques, le bon réflexe reste donc de sécuriser le périmètre, éviter toute approche et demander un traitement rapide afin de supprimer le danger et limiter la pression locale sur les abeilles.