L'Ain se distingue par la diversité de ses paysages et par la place importante des zones humides et agricoles dans le tissu du département. Bourg-en-Bresse, préfecture, avec Péronnas, Saint-Denis-lès-Bourg, Viriat, Montagnat ou Saint-Rémy, concentre une part importante des signalements dans les quartiers résidentiels, les arbres d'ornement, les jardins et les dépendances. La Bresse, avec ses fermes dispersées, ses haies et ses prairies, offre un habitat favorable aux colonies. Dans la Dombes, les centaines d'étangs, les alignements d'arbres et les lisières humides créent des corridors écologiques particulièrement efficaces. Les étés chauds et parfois lourds, suivis d'arrières-saisons encore douces en plaine, permettent aux colonies de rester très actives dans les secteurs bas et humides.
Le département présente aussi de grands contrastes entre l'ouest et l'est. Les communes de Trévoux, Châtillon-sur-Chalaronne, Villars-les-Dombes, Meximieux, Ambérieu-en-Bugey, Belley, Oyonnax et Nantua montrent des profils d'exposition très différents mais un même point commun : la proximité entre zones habitées, arbres hauts, bâtiments agricoles ou industriels et espaces naturels. Le Bugey et la vallée de l'Ain voient des nids apparaître dans des peupliers, des feuillus de fond de terrain et des dépendances en bord de village. Dans le Pays de Gex, autour de Gex, Ferney-Voltaire, Prévessin-Moëns, Saint-Genis-Pouilly ou Divonne-les-Bains, la densité résidentielle et les jardins arborés jouent davantage que le relief. Les secteurs frontaliers ou périurbains ne sont donc pas moins exposés que les communes plus rurales.
L'Ain demande des interventions très variées : nid en façade à Bourg-en-Bresse, en grand arbre dans la Dombes, dans une ferme bressane ou dans un lotissement du Pays de Gex. Les différences climatiques entre plaine humide, plateau et premiers reliefs du Bugey imposent aussi des rythmes de repérage variables, avec des découvertes parfois tardives dans les étangs, les vergers ou les arbres de fond de parcelle. Les propriétés agricoles, les jardins en lisière d'étang et les zones pavillonnaires proches des boisements sont souvent les plus délicates à sécuriser rapidement. Les informations locales circulent notamment via la FDGDON 01, la préfecture de l'Ain et les réseaux apicoles qui surveillent les ruchers de Dombes, de Bresse et du Bugey. Pour les particuliers, la règle reste simple : ne pas attendre qu'un nid grossisse à proximité d'un jardin, d'une terrasse, d'une école ou d'un verger. Teepik intervient sur l'ensemble du département en tenant compte de la distance, du support et du niveau d'accessibilité réel, aussi bien dans un bourg dense que sur une propriété plus isolée.